|
VEGI-INFO BELGIQUE
|
Chers lecteurs,
même les astrologues les plus doués n'ont pas pu prévoir
que le dernier quart de l'année 2001 se déroulerait comme
nous l'avons vécu: Des événements dramatiques ont
ébranlé la société et alarmé le particulier.
La violence a supprimé des milliers de vies et a fait craindre
pour leur sécurité même ceux qui vivent loin des événements
dramatiques. Dans cette atmosphère d'insécurité,
j'ai trouvé la contribution suivante de Marc Bekoff particulièrement
rassurante et je voudrais donc la partager avec vous.
J'espère que la nouvelle année apportera des solutions
pacifiques et des conditions de vie meilleures pour tous, hommes et animaux.
Herma Brockmannn
VEGI-INFO
26, Rue Moncoureur, B- 7011 Ghlin, Tel 0032 (0)65/362584
e-mail OfficeBE@vegetarismus.org
Ce que vous pouvez lire dans ce bulletin :
Marc Bekoff: L'espoir est la réponse dans les situations dramatiques
Nouveau secrétariat pour l'Union Végétarienne Européenne
(EVU)
Un éleveur intensif de porcs offre son dernier porcelet à
GAIA
Fruits et légumes dans la prévention de l'ostéoporose
: de nouvelles preuves
L'ail, plante miracle
Les Japonais parlent aux Japonais.
Manger de la baleine
Une invention dangereuse : Le « Chapeau-mangeoire pour oiseaux
»
Croquez-en 5 à 10 par jour! C'est dans votre nature
Recette du Mois Goulash de pommes de terre
Vache-folle: plus de victimes humaines en cas de contamination des moutons
Citation du mois :
Il n'y a simplement rien qui empêche
la plupart des hommes d’être végétariens
ou même végétaliens.
Ces modes d'alimentation sont beaucoup plus sains que l’alimentation carnée
et ils sont aussi beaucoup plus humains.
Personne ne peut nier
qu'on se trouverait mieux dans un monde avec moins de cruauté
et plus de respect, amour et humilité,
aussi pour élever des enfants
Marc Bekoff à VEGI-INFO en décembre 2001
Je suis un activiste patient et plein de compassion qui n’a pas peur de se salir des mains ni de s’adresser directement aux gens pour leur montrer les traitement terribles que nous infligeons aux animaux. Avec cette méthode, on a le plus d’espoir d’arriver à des changements dans les coeurs et dans les têtes. L'indifférence est mortelle! Mes activités se visent activement à inciter des hommes à réfléchir et à me faire part de ce qu'ils pensent et de leur raison d’agir d’une certaine manière. Je veille toutefois à ne pas trop me perdre dans des discussions avec les personnes d'une opinion opposée, car une telle tactique sape du temps et de l'énergie, au détriment d’une vraie créativité. Après tout, seulement une quantité limitée d’énergie est à notre portée pour les différentes activités. En étant optimiste, je deviens souvent victime de mes propres espoirs. Mais malgré tout, mon rêve le plus fervent est que des changements dans les comportements et dans les coeurs conduisent enfin à l'harmonie entre animaux et hommes car dans une certaine mesure, les animaux non-humains resteront toujours des concurrents des hommes, leurs cousins dominants aux grands cerveaux. Incontestablement, les animaux sont normalement perdants dans ces rencontres, puisque les hommes transforment et utilisent continuellement la nature dans leurs propres buts égoïstes.
Mon travail pour les animaux m'a efficacement aidé à la découverte de ma propre spiritualité, mais pourtant cela coûte un prix: ennuis, intimidations, humiliations et une frustration qui ne va pas rarement sous la peau. J'ai senti ces effets quand on a essayé d’étouffer mes questions concernant la réintroduction des lynx canadien au Colorado ou quand je voulais savoir pourquoi les étudiants doivent tuer des chiens dans le cadre de leur formation médicale pour apprendre les fonctions vitales (j'ai du interrompre mes études médicales, parce que je ne voulais pas, au nom de la science, tuer chats ou chiens pendant ma formation. Je ne voulais pas tuer d'animaux, pour apprendre la vie - et j’ai dû par conséquent abandonner un rêve de toujours). Toutes ces attaques m'ont contraint à une réflexion profonde pour trouver des explications et communiquer aux autres mes raisonnements et faire comprendre pourquoi j’ai entamé des actions, soit pour organiser des protestations et sauver des animaux, soit pour participer à des veillées à bougies ou à des heures de prière pour les animaux tués. On doit admettre que des hommes pleins de compassion peuvent facilement provoquer la rage de petites âmes.
Une perspective réconfortante c’est qu'à mon avis chaque personne compte et peut faire la différence. Comme Margaret Mead le disait déjà: « On ne devrait jamais oublier qu'un petit groupe motivé et déterminé peut changer le monde. En effet, c’est une loi qui n’a jamais été démentie.» Des solutions créatives et dynamiques, sous le signe de l’humilité, de la compassion, de l’entraide, de respect et d’amour, sont à développer pour venir à bout d'une variété de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Des actions concrètes trouvent fréquemment leur origine dans ce type de raisonnement qu’on s’efforce le transposer dans la réalité. Ma propre spiritualité et mon espoir sont stimulés par la pensée d'une totale unité dont la motivation est la sympathie, le respect et l'amour. Pendant ma courte visite sur cette étonnante planète je veux gaîment ouvrir mon coeur à tous les êtres et envisager un royaume uni de la paix. Dans une situation dramatique il est essentiel de garder l’espoir. Une résolution ferme de faire en ce monde une meilleure place pour tous les êtres ainsi que la foi profonde que la coopération déterminée des hommes peut faire pencher la balance, me donnent une raison d’espérer. Et ce, pour toujours.
Marc Bekoff est professeur de biologie à l'Université de Colorado à Boulder, USA.Le bureau du Secrétariat de l'EVU a changé de la Suisse vers
la Belgique. Avec l'effet de 29 décembre 2001, Herma Caelen (Belgique)
a été nommé Secrétaire, avec Renato Pichler (Suisse)
comme Député.
L'Union Végétarienne Européenne a été
fondée en 1985 comme organisation de rassemblement pour le mouvement
végétarien européen. Toute question concernant le
végétarisme, tel que les droits d’animaux, l’écologie,
des campagnes contre la faim dans le monde etc. sont abordées et
des informations sur la santé et la protection des consommateurs
sont distribuées.
Cependant, un des buts les plus importants est la communication constante
avec les sociétés végétariennes dans les
différents pays européens. En réunissant des membres,
des contacts personnels sont créés qui mènent à
une meilleure compréhension, échange d’idées, entraide
et coopération par delà les frontières nationales
et linguistiques. Dans ce contexte, le magazine « European Vegetarian
» (en Anglais) informe non seulement au sujet des derniers développements
dans le milieu d'intérêt mutuel, mais offre également
un précieux outil pour améliorer la cohésion. Cette
revue est envoyée gratuitement avec l'adhésion à
l’organisation, mais on peut également s’y abonner indépendamment.
Afin d'élargir encore davantage l'envergure internationale, l'EVU s’est
aligné sur l'Union Végétarienne Internationale (IVU), qui
travaille au niveau mondial.
L'éleveur intensif de porcs Hans Versteden, de Tielt, dans le Brabant/Belgique,
cesse définitivement de faire l'élevage intensif de porcs,
qu'il avait commencé en 1972. Il a donné son dernier porcelet,
un verrat, à GAIA. GAIA lui a donné le nom de "Surya", ce
qui en sanscrit signifie "le soleil qui déloge la nuit", comme symbole
d'espoir pour un autre type d'élevage, où les animaux ne
seraient plus considérés comme de simples moyens de production,
où les animaux seraient traités avec respect et qui respecte
aussi l'environnement.
Après les horreurs de l'abattage massif lors de la peste porcine,
de la maladie de la vache folle, de la fièvre aphteuse, lors desquelles,
chaque fois, des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers
d'animaux furent éliminés en tant que "déchets dangereux",
Versteden, en choisissant GAIA comme protecteur de son dernier porcelet,
a voulu poser un acte positif. En même temps, Versteden espère
un rapprochement et même une collaboration entre les éleveurs
de bétail et GAIA, en vue d'un avenir meilleur pour l'agriculteur,
l'animal et le consommateur.
GAIA a emmené Surya à la Ferme des Droits des Animaux
à Waremme, un refuge officiellement reconnu, destiné principalement
aux animaux de ferme. Il y recevra un logement extérieur et pourra
s'y vautrer dans la boue. Le porc Surya y passera ses jours jusqu'à
ce qu'il disparaisse de mort naturelle.
Problème majeur de santé publique, l'ostéoporose associe une réduction de la masse osseuse et une dégradation de son architecture. La diminution de la densité osseuse affecte l'os trabéculaire (tassements vertébraux) et cortical (fractures du col du fémur). Sa prévalence atteint 40 % chez les femmes, ce qui souligne l'importance du déficit en oestrogènes après la ménopause. L'ostéoporose dépend de facteurs génétiques et environnementaux. En Europe, son incidence varie avec l'ensoleillement et les habitudes alimentaires des différents pays. Elle est la plus faible dans le bassin méditerranéen, où l'on consomme beaucoup de fruits et légumes. Le discours de prévention s'est surtout focalisé sur l'apport alimentaire en calcium. Cela se justifie en partie dans la mesure où l'os est composé à 85 % de cristaux d’hydroxyapatite et pour 15 % de carbonates de calcium, phosphates de magnésie, fluorures de calcium, silice et sels sodiques.
La teneur en calcium des fruits et des légumes étant relativement modeste, leur rôle a pu paraître secondaire, notamment dans l'acquisition du pic de masse osseuse vers l'âge de 20 ans. Si les facteurs nutritionnels et environnementaux n'interviennent qu'à hauteur de 10 à 20 % sur l'acquisition du capital osseux, ils peuvent influencer la survenue de l'ostéoporose au cours du vieillissement. L'os est en remodelage permanent sous l'action des ostéoblastes et des ostéoclastes. L'ostéopénie liée à l'âge résulte d'un déséquilibre entre la formation et la résorption. L'accélération des processus de dégradation est particulièrement marquée chez la femme ménopausée.
Jusqu'à présent, la prévention nutritionnelle de l'ostéoporose a surtout consisté à accroître les apports alimentaires en calcium en vue d'augmenter le capital osseux ou de ralentir sa perte. L'efficacité de cette approche a des limites car il existe un contrôle endocrinien rigoureux du métabolisme calcique. Si la seule élévation du calcium alimentaire ne suffit pas à prévenir l'ostéoporose, il y a tout lieu de s'interroger sur les autres facteurs nutritionnels. Les effets négatifs d'un excès de consommation de protéines et de sel ont souvent été soulignés, mais des recommandations de restriction ne suffisent pas à guider un comportement nutritionnel de prévention. L'état de la question semblait relativement figé jusqu'à la publication récente de plusieurs articles montrant les effets protecteurs d'une consommation élevée de fruits et légumes sur la survenue de l'ostéoporose.
Or, l'ingestion d'aliments acidifiants ou alcalinisants a un effet sur l'os, car le squelette joue un rôle dans l'équilibre acido-basique en délivrant du calcium chaque fois qu'il y a un excès d'acides disponibles. En exerçant une "pression alcalinisante" permanente, les fruits et légumes préviendraient la perte de calcium osseux, grâce notamment à leur richesse en potassium (l'ingestion de citrate de potassium est connue pour diminuer fortement la calciurie).
Si les végétaux ont une composition minérale intéressante pour la prévention de l'ostéoporose, leur efficacité est renforcée par la présence de micronutriments. L'intérêt des vitamines K et C a souvent été rapporté mais il semble exister d'autres micronutriments protecteurs. Des travaux récents ont mis en évidence un effet très puissant de légumes comme l'oignon dans la prévention de l'ostéoporose.
Il est finalement remarquable qu'une nutrition équilibrée,
en particulier suffisamment riche en fruits et en légumes, soit
une des meilleures façons de préserver son capital osseux.
Le discours nutritionnel a longtemps mis l'accent sur le seul calcium
ingéré pour prévenir l'ostéoporose. A la lumière
de ces nouvelles données, il faut souligner le rôle clé
des fruits et légumes via leur pouvoir alcalinisant et leur richesse
en micronutriments protecteurs tels que les polyphénols aux propriétés
phyto-oestrogéniques.
(Source : Equation-Nutrition n°5 (APRIFEL)
L’ail est l'une des plus anciennes plantes médicinales connues. Originaire des steppes d'Asie Centrale, il fit rapidement partie de la pharmacopée de nombreux peuples. Un remède à base d'ail datant de 3000 av. JC était déjà mentionné sur une tablette d'argile sumérienne. Mais le plus ancien document mentionnant l'emploi alimentaire de l'ail remonte à l'époque ou KHEOPS (roi de la 4è dynastie memphite) fit élever la grande pyramide de Guizeh (vers 5400 av. JC). L'Inde connut très tôt les vertus thérapeutiques de l'ail, qui entra dans la pharmacopée Ayurvidique où il était censé réduire le Kapha et le Vatha et augmenter le Pitta. Il semble que toute l'antiquité ait connu les vertus thérapeutiques de l'ail puisque Pline, dans son Histoire Naturelle, en recensait 61 usages médicaux. Autre croyance, les Romains accrochaient des tresses d'ail sous le porche de leur maison pour éloigner les mauvais esprits. Les Égyptiens eux, l'avaient mis depuis longtemps comme élément fondamental de leur alimentation, mais le plaçaient en outre au rang de divinité car il protégeait des épidémies et soutenait les constructeurs de pyramides. Plus près de nous, les Pèlerins de Compostelle consommaient de l'ail pour se prémunir contre les risques de contamination de l'eau souillée. Ces propriétés "antibiotiques" étaient si connues qu'au 13è siècle, durant l'épidémie de peste qui s'abattit sur Marseille, on utilisa l'ail comme antiseptique, exactement comme on le faisait jadis aux Indes en pareil cas. L'ail jouit donc d'une excellente réputation depuis des millénaires, autant comme condiment que comme médicament. On estime que la consommation d'une seule gousse d'ail par jour protège contre une vaste gamme de maladies. Il est la plante médicinale par excellence pour traiter une multitude de problèmes de santé: Combat les infections du nez, de la gorge et des bronches; réduit le taux de cholestérol; réduit les caillots sanguins (protection cardiovasculaire); apaise les troubles circulatoires, soigne les maladies du système digestif; débarrasse l'organisme des parasites intestinaux (vermifuge); active la transpiration (élimine les toxines).
Et dans un article de Decembre 2001 de l’agence AFP on peut lire : Les
vertus de l'ail redécouvertes.
Le rôle d'extraits d'ail et de romarin dans la prévention des phases précoces des cancers a été démontré par une équipe de chercheurs de l'INRA, confirmant la constatation que la consommation de fruits et légumes en général "diminue l'incidence des cancers, notamment des cancers digestifs". Les fruits et légumes, en raison de leur richesse en micro-constituants, suscitent depuis une dizaine d'années un intérêt croissant de la part des nutritionnistes pour leur rôle dans la prévention des cancers, maladies cardiovasculaires et maladies inflammatoires, rappelle l'Institut national de la recherche agronomique (INRA).
L'ail (et les plantes du genre Allium: oignon, échalote..) contient de nombreux composés soufrés. Parmi eux, le disulfure de diallyle présente des propriétés anticancérigènes remarquables. Ce composé prévient le développement de deux phases précoces de la cancérogenèse, l'initiation et la promotion, indique le communiqué de l'INRA. L'odeur de l'ail va-t-elle être bientôt aussi répandue dans les hôpitaux que dans les cuisines ? Une étude présentée devant le plus important congrès mondial sur les agents anti-microbiens qui vient de s'achever à Chicago (Illinois, nord), va en tout cas jusqu'à recommander son utilisation comme nettoyant industriel.
Dans leur quête de nouveaux agents capables de venir à bout des bactéries qui tendent à devenir de plus en plus résistantes aux antibiotiques, les chercheurs se sont tournés depuis une dizaine d'années vers les agents anti-microbiens contenus dans les plantes. C'est ainsi qu'ils ont mis scientifiquement en évidence les multiples avantages de cette plante, bien connus dans les campagnes, il y a encore une cinquantaine d'années, mais bien oubliés depuis l'avènement de la médecine moderne. Selon les travaux du Pr Ronald Cutler, de l'université de Est London, l'ail ne se contenterait pas de faire fuir les vampires: l'allicine, un de ses principaux composants, serait aussi un anti-bactérien majeur et extrêmement efficace. Testé sous forme de crème pour les mains, il est venu à bout sans problème d'une redoutable bactérie, le staphylocoque doré résistant à la méthicilline. Actuellement, en cas de découverte d'une infection de ce type dans un hôpital, le personnel peut être débarrassé de la dangereuse bactérie en utilisant une crème à base de mupirocine. Mais celle-ci est en passe de devenir inefficace. Testé une seconde fois, contre des souches bactériennes résistantes à ce produit, les crèmes et savons à base d'ail s'en sont débarrassé sans problème.
En panne de nouveaux antibiotiques, la plupart des pays occidentaux s'efforcent de convaincre le public de cesser de recourir aveuglément à ces médicaments, pour préserver leurs propriétés. Toutefois, l'abus d'antibiotiques ne serait pas seulement lié à des demandes excessives de la part des patients ou à des prescriptions médicales erronées, mais aussi à une sur-consommation vétérinaire visant à protéger les élevages ou à faire grossir les animaux. Plusieurs études rendues publiques à Chicago ont ainsi fait état de la présence de bactéries résistantes aux antibiotiques, dans de la viande de boeuf achetée en supermarché, ou dans des excréments de porcs, vaches, poulets, dindes. "La moitié de tous les antibiotiques usités dans le monde sont utilisés pour nourrir les animaux, et aux Etats-Unis, cette proportion atteint 80 %", a rappelé le Dr Ellen Stobberingh, de l'hôpital universitaire de Maastricht (Pays-Bas) en prônant un arrêt de ces pratiques.
Le Japon est un peuple fier, autonome, qui n'aime pas recevoir de leçons. A raison, car sa culture est d'une richesse inouïe : la littérature, la philosophie, la peinture, la calligraphie, la musique et même la cuisine japonaises constituent sans conteste de véritables sommets de l'intelligence humaine et méritent notre plus grand respect. En revanche, le fait de tuer une espèce animale aussi fragile et ancienne que le cétacé, le fait d'en capturer des centaines chaque année pour les delphinariums est un comportement qui nous choque et nous paraît dissonant par rapport à la sophistication subtile de la pensée de ce pays. Il est un fait que les Japonais ont peu le sens de la protection animale et que les associations qui se chargent de cette cause y sont rares. Mais c'est pourtant par elles qu'il convient de passer, ce sont elles qu'il convient de soutenir si nous voulons que notre action soit efficace et qu'il soit mis fin aux massacres abominables que l'on découvrira au fil de ces pages. La plupart des Japonais considèrent en effet les protestations occidentales comme une véritables offense à leur intégrité nationale et à leurs coutumes et il ne sert donc à rien de les critiquer de front mais bien plutôt de comprendre leur mode de raisonnement pour mieux les convaincre.
On assistera donc aussi avec sympathie à la naissance d'une nouvelle Coalition Anti-Baleinière, fondée en prévision de la prochaine Commission Internationale dela CBI, qui se tiendra précisément au Japon au mois de mai 2002. On lira sur ces sites des déclarations assez surprenantes à nos yeux : les cétacés n'y sont jamais évoqués comme des êtres intelligents et sensibles mais uniquement comme des ressources financières ou autres. Leurs souffrances inouïes sur le pont des navires, lorsqu'on les scie vivantes, ne sont pas mentionnées ni le fait qu'il s'agisse d'une espèce bien plus ancienne encore que les premiers mammouths...
Anti-Whaling Coalition of Japan, 5-15-15 Toyotama-Kita, Nerima-Ku, Tokyo,
176-0012
e-mail : kujirahogo@nifty.com http://homepage1.nifty.com/IKAN/English1.html
Au restaurant TARUICHI, dans le district de Shinjuku à Tokyo, on ne sert pas moins de 36 plats différents à base de viande de cétacé : baleine frite, baleine crue, jambon de baleine, coeur de baleine, testicule de baleine, rein de baleine, et même crème glacée à la graisse de baleine!
Depuis près de 1000 ans, le Japon mange de la baleine. Pendant la guerre ‘40, toute une génération a été nourrie de viande de baleine, servie dans les écoles et seul apport de protéines fraîches à l'époque. Il y a donc un attachement profond à ce type d'alimentation, réputé sain (à tort, puisque son taux en organochlorés et métaux lourds est élevé) et fortifiant, même au sein de la génération actuelle. Cette viande devenue rare est donc chère : le jambon de baleine coûte environ 150 dollars la livre, et un morceau de ce jambon de la taille d'une carte de crédit coûte environ 5 dollars.
La chasse à la baleine occupe en outre une place de choix dans
les récits et la mythologie des insulaires, qui fêtent encore
régulièrement l'animal lors de cérémonies
annuelles.
Yvon Godefroid
LONDRES. Lorsque Mike Madden a testé dans une forêt du nord de l'Angleterre sa dernière invention, le "chapeau-mangeoire pour oiseaux", il ne se doutait pas qu'un gros écureuil gourmand sauterait d'un arbre sur les appétissantes noisettes, manquant de peu de lui rompre le cou. Avec sa dernière trouvaille, ce soudeur de profession espérait joindre l'utile à l'agréable en surmontant son couvre-chef d'une petite mangeoire, afin de pouvoir nourrir les oiseaux en hiver tout en se promenant dans la nature. Las: dès le premier test sur le terrain, la semaine dernière, un écureuil affamé perché dans un arbre s'est laissé tenter par le festin ambulant. L'animal a bondi sur la mangeoire avec une telle gourmandise que l'inventeur s'est retrouvé au tapis. Blessé au cou, il porte depuis une minerve et se soigne avec des médicaments anti-douleur.
"Quelqu'un m'a dit après coup qu'avec l'arrivée de l'hiver,
la nourriture se faisant rare, les écureuils pouvaient devenir
agressifs et opportunistes", a commenté M. Madden, qui aurait
préféré "le savoir avant".
"J'ai toujours aimé les écureuils, mais lorsqu'il
y en a un qui vous atterrit sur la tête à une vitesse d'environ
50 km/h, on peut aisément changer d'avis", a-t-il reconnu. Mike
Madden n'a pas prévu de reconstruire son "chapeau-mangeoire pour
oiseaux".
(Source AFP - Novembre 2001)
est une campagne d'éducation et de sensibilisation publique lancée
par la Société canadienne du cancer, la Fondation des maladies
du cœur et de l'Association canadienne de la distribution de fruits et
légumes. L'exercice a pour but d'inciter les Canadiens à
mener une vie saine, ce qui signifie, notamment, manger des fruits et
des légumes 5 à 10 fois par jour dans le cadre d'une bonne
alimentation. Les recherches indiquent qu'en consommant des légumes
et des fruits au moins cinq fois durant la journée, les Canadiens
réduisent les risques de cancer et de cardiopathie.
Pour plus des conseils : http://www.5to10aday.com/fr
Goulash de Pommes de Terre
300 g lentilles
Sel
500 g pommes de terre
4 oignions
1 bouquet de persil
4 carottes
40 g de margarine végétale
1 càs de moutarde
2 càs de purée de tomates
500 ml de bouillon de légumes
poivre
crème de soja
Bien rincer les lentilles à l’eau chaude, les faire bouillir
dans l’eau salée pendant 30 min, égoutter.
Eplucher les pommes de terre, couper en dés et bouillir pendant
10 min., hacher le persil (en garder en peu pour la décoration
), nettoyer les carottes, couper en dés ,
chauffer la margarine avec la moutarde et la purée de tomates
dans une casserole, ajouter les oignons, le persil plus les carottes et
faire mijoter 5 min.
Ajouter les pommes de terre et le bouillon et faire mijoter encore 5 min.
Ajouter sel et poivre et garnir avec de la crème de soja et le reste
du persil.
Bon Appétit !
PARIS (AFP) - Le nombre de victimes humaines si la maladie de la vache-folle est passée aux moutons serait significativement plus élevé que si elle est confinée aux bovins, selon des spécialistes britanniques. Les auteurs de l'étude, paraissant jeudi dans la revue britannique Nature, partent de l'hypothèse, non démontrée, que la maladie s'est transmise aux moutons, comme pour les vaches, par l'intermédiaire de farines animales, aujourd'hui interdites.
Neil Ferguson et ses collègues de l'Imperial College à Londres admettent que leur fourchette d'estimations reste large en raison d'un certain nombre d'inconnues, portant notamment la durée d'incubation. Entre 2001 et 2080, le nombre de morts en Grande-Bretagne, liés à la seule consommation de produits bovins contaminés par l'ESB (encéphalopathie bovine spongiforme, surnommée maladie de la vache-folle) pourrait se situer entre 50 et 50.000, et au maximum à 100.000, selon ces estimations. En revanche, avec l'exposition cumulée au boeuf et au mouton contaminés par l'ESB, ce chiffre atteindrait 150.000 décès, selon le scénario le plus pessimiste.
(Source : Yahoo! Actualités Santé 9 janvier 2002)L’objectif primordial de Végi-Info Belgique est d’informer
largement le public, végétarien ou non, sur les conséquences
de nos habitudes alimentaires. Tous les aspects qui leur sont liés seront
donc examinés: santé, religion, politique, éthique, environnement,
animaux, etc. Dans cette optique, Végi-Info Belgique apporte son soutien
au Vegi-Büro-Suisse, où les informations pertinentes sont rassemblées
et classées, et les plus intéressantes d’entre elles, diffusées,
y compris via l’Internet: http://www.vegetarismus.ch
Pour plus d’information : VEGI-INFO, B 7011 Ghlin, 26 Rue Moncoureur
Tel. 00 32 (0)65 362584, e-mail OfficeBE@vegetarismus.org
, www.vegetarisme.ch/be