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Le végétarisme pour lutter activement en faveur du climat

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'élevage a plus d'impact sur le réchauffement de la planète que le trafic mondial dans son ensemble. Malgré tout, cet état de fait n'est jamais pris en compte dans le débat sur le climat. La présente édition du Végi-Info se penche sur le sujet et renvoie à d'autres sources d'information également accessibles sur notre site vegetarismus.ch/heft/findex.htm

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Dans une étude détaillée, la FAO met en lumière le rapport entre l'élevage et le changement climatique, dont voici la teneur (extrait du communiqué de presse de l'ONU):

D'après le dernier rapport de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'élevage produit plus de gaz à effet de serre (18% en équivalent CO2,) que le secteur des transports. En partie, il est aussi à l'origine de la pollution de l'eau et de l'érosion des sols.

[According to a new report published by the United Nations Food and Agriculture Organization, the livestock sector generates more greenhouse gas emissions as measured in CO2 equivalent – 18 percent – than transport. It is also a major source of land and water degradation.)] [1]

Rajendra K. Pachauri préside le Conseil mondial des Nations Unies pour le climat:

Que faites-vous personnellement en faveur du climat?
J’essaie de vivre modestement et d’éviter les déchets. De plus, au fil des années, je suis devenu végétarien. J’ai pris cette décision, parce que la production d’un seul kilo de viande génère l’émission de plusieurs kilogrammes de CO2.

Migros Magazine 38, 17 septembre 2007


Max-Planck-Institut

Ralf Conrad, directeur de l’Institut Max Planck de microbiologie terrestre résume la problématique du réchauffement climatique en ces termes:

En bref, ne mangeons plus de bœuf, disons non aux produits laitiers! Tel pourrait être le slogan. [2]

Motif: les bovins produisent du méthane en grandes quantités. Or, ce gaz est plus néfaste pour l'environnement que le CO2.


Union européenne

Réponse de la Commission européenne à un courrier de l’Union Végétarienne Européenne portant sur la protection de l’environnement et l’alimentation:

La sensibilisation des consommateurs sur les effets de leurs choix alimentaires sur le climat est primordiale. En effet, bien plus que n'importe quelle tentative de pilotage politique, la prise de conscience des consommateurs peut induire un changement de comportement face aux produits agricoles. En ce sens, le rôle d'organisations telles que l'Union Végétarienne Européenne est crucial. Je vous encourage vivement à poursuivre votre travail dans le domaine.

Malheureusement, la position de la Commission européenne est plus réservée quant aux incidences de la consommation de viande. Néanmoins, en cherchant bien, on peut lire le conseil suivant sur les pages de son site dédiées au changement climatique:

Mangez des légumes! La production de viande rejette à la fois plus de CO2 et de méthane et demande de grandes quantités d’eau. En raison de leur système digestif, les veaux, les moutons et les chèvres, comme tous les ruminants, émettent beaucoup de méthane.


World Wildlife Fund (WWF Suisse)

Les responsables du WWF ne nous ont malheureusement pas autorisés à publier un extrait d'une prise de position, qui nous a pourtant été adressée, sur la consommation de viande et le changement climatique. Le WWF dédie certes une page de son site, intitulée «Le climat à notre table», à l'interdépendance du climat et de l'alimentation, mais le prolongement de la chaîne alimentaire n'y est absolument pas évoqué alors même que le WWF a bel et bien connaissance de la problématique.


Worldwatch Institute

Depuis de nombreuses années, le Worldwatch Institute sis à Washington dénonce les conséquences globales de la consommation de viande. On se prononce également au sujet du réchauffement de la planète, notamment dans un article de 2004, où l’on peut lire: VIANDE – ce n'est plus une affaire personnelle! Que tu le veuilles ou non, la consommation de viande constitue un problème pour l’ensemble des habitants de la planète! («MEAT – Now, It’s Not Personal! But like it or not, meat-eating is becoming a problem for everyone on the planet»). Dans le même article, citant l'avis d'experts en la matière, le Worldwatch Institute dresse le bilan ci-après:

L’impact sur le climat d’une tonne de méthane, le principal gaz à effet de serre produit par l’agriculture, est comparable à celui de 23 tonnes de dioxyde de carbone (CO2). Une vache laitière émet à elle seule 75 kilos de méthane chaque année, ce qui équivaut à 1,5 tonne de dioxyde de carbone. Il s'agit d’un processus naturel pour la vache tandis que ll'être humain semble avoir oublié que l'agriculture est une branche à part entière de l'industrie. En défrichant, en créant des pâturages et en élevant des animaux à large échelle, l’être humain a créé de toutes pièces une affaire lucrative qui n'est plus compatible au cycle naturel. Nous sommes passés maîtres en la matière. C’est pourquoi les émissions de méthane ont grimpé de 150 % en 250 ans, alors que la concentration de dioxyde de carbone n’a augmenté que de 30 %.

[One ton of methane, the chief agricultural greenhouse gas, has the global warming potential of 23 tons of carbon dioxide. A dairy cow produces about 75 kilograms of methane a year, equivalent to over 1.5 [metric] tons of carbon dioxide. The cow, of course, is only doing what comes naturally. But people are inclined to forget, it seems, that farming is an industry. We cleared the land, sowed the pasture, bred the stock, and so on. It’s a human business, not a natural one. We’re pretty good at it, which is why atmospheric concentrations of methane increased by 150 percent over the past 250 years, while carbon dioxide concentrations increased by 30 percent.]
Pete Hodgson, New Zealand Minister for Energy, Science, and Fisheries

Les nombreuses mises en garde du Worldwatch Institute n’ont toutefois pas été entendues.


Carte climatique

Pour en savoir plus sur ce diagramme: Cliquez sur l'image.


Suisse (Office fédéral de l’environnement)

Monsieur Gérard Poffet, sous-directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), a fourni la réponse ci-après au courrier de l’ASV du 16 janvier 2007 adressé au Conseiller fédéral Moritz Leuenberger:

[...] Les conséquences néfastes inhérentes à la consommation de viande à l'échelle actuelle ne sauraient être niées. En Suisse, la diminution du cheptel et la réorientation de la politique agraire ont néanmoins permis de limiter les émissions de protoxyde d’azote et de méthane. Étant donné que près de 80 % des émissions de gaz à effet de serre proviennent de la combustion des énergies fossiles, la réalisation des objectifs fixés par la politique environnementale en faveur du climat passe en premier lieu par des mesures visant à limiter ce type d’émissions. [...]

Les autorités fédérales n’ignorent donc pas le problème. Ces efforts sont toutefois plombés par le haut degré de subventions de l’élevage bovin en Suisse.


Allemagne (commission d’enquête du Bundestag allemand)

Dans un article sur la protection de l’atmosphère terrestre publié en 1992 dans «Klimaänderung gefährdet nationale Entwicklung» (le changement climatique menace le développement national), la commission d’enquête du Bundestag allemand a communiqué des chiffres sur l’ammoniac (NH3):

En Allemagne (RFA), en Europe occidentale et dans le monde, on constate que les 90 % des émissions de NH3 est imputable à l’agriculture, dont 80 % à l’élevage. En Allemagne, 528 000 tonnes de NH3 sont rejetées chaque année. L’ammoniac est libéré en stabulation, dans les pâturages ainsi que pendant le stockage et le déversage d’engrais organique. […] La diminution du cheptel, le changement de fourrage et des limitations imposées à l’utilisation des engrais permettraient de diminuer les émissions d'ammoniac et d’oxyde d’azote, […] ce qui serait souhaitable, tant sur le plan écologique qu’économique.

Malgré le caractère avant-coureur des conclusions de cette commission mandatée par le gouvernement allemand, aucune mesure concrète n’a été adoptée.

 

État au: 17. mars 2007

Regardez aussi notre brochure: Les conséquences écologiques de la consommation de viande.

Nouveau dépliant de l'ASV: Protection du climat

 

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Dernière actualisation de cette page indiquée: 10.2.2011


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